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Site officiel du Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC) : comprendre les défis, proposer des réformes et construire des solutions pour l’avenir des Comores et de l’Afrique

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Site officiel du Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC) : comprendre les défis, proposer des réformes et construire des solutions pour l’avenir des Comores et de l’Afrique

CEEC — AFR ECO & FIN 0005 BANQUES PUBLIQUES DE DÉVELOPPEMENT : FINANCER L’INDUSTRIE, LES PME ET LES INFRASTRUCTURES SANS POLITISER LE CRÉDIT

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 CEEC — AFR ECO & FIN 0005 BANQUES PUBLIQUES DE DÉVELOPPEMENT : FINANCER L’INDUSTRIE, LES PME ET LES INFRASTRUCTURES SANS POLITISER LE CRÉDIT
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Une banque publique ne devient pas une banque de développement parce qu’elle appartient à l’État. Elle le devient lorsqu’elle transforme le capital public en entreprises viables, en infrastructures utiles et en emplois durables.

Darchari Mikidache, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens - CEEC & Président de l’ONG USHABABI WA MESO INTERNATIONAL (Jeunesse & Avenir).

L’Afrique ne manque pas seulement d’entrepreneurs, de projets ou de besoins d’investissement.

 

Elle manque surtout de financements suffisamment longs, patients et adaptés aux secteurs capables de transformer durablement ses économies.

 

Dans de nombreux pays africains, les banques commerciales financent plus facilement les opérations de court terme, le commerce, les importations, la consommation ou les grandes entreprises déjà établies.

 

Cette prudence s’explique par la nécessité de protéger les dépôts, de maîtriser les risques et de préserver la rentabilité bancaire.

 

Mais elle laisse souvent à l’écart des secteurs essentiels :

 

— les petites et moyennes entreprises ;

 

— l’agriculture et l’agro-industrie ;

 

— la transformation locale des matières premières ;

 

— les infrastructures énergétiques ;

 

— l’innovation ;

 

— le logement ;

 

— les transports ;

 

— les projets portés par les collectivités ;

 

— l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

 

C’est précisément dans cet espace que peut intervenir une Banque publique de développement.

 

Son rôle ne consiste pas à remplacer les banques commerciales.

 

Il consiste à financer ce que le marché finance mal, trop peu ou sur des durées insuffisantes.

 

UNE BANQUE PUBLIQUE DE DÉVELOPPEMENT N’EST PAS UNE BANQUE COMMERCIALE ORDINAIRE

 

Une Banque publique de développement n’a pas vocation à ouvrir massivement des comptes courants, à distribuer des cartes bancaires ou à financer prioritairement la consommation des ménages.

 

Sa mission est différente.

 

Elle doit apporter des financements de moyen et de long terme à des projets présentant une véritable utilité économique, sociale ou territoriale.

 

Elle peut intervenir sous plusieurs formes :

 

— prêts de longue durée ;

 

— garanties accordées aux banques ;

 

— prises de participation temporaires ;

 

— cofinancements ;

 

— refinancement de crédits ;

 

— fonds propres ou quasi-fonds propres ;

 

— soutien à l’innovation ;

 

— ingénierie financière ;

 

— accompagnement technique des entreprises ;

 

— financement d’infrastructures structurantes.

 

Elle ne doit donc pas seulement prêter de l’argent.

 

Elle doit également aider les entreprises et les administrations à transformer une idée en projet finançable.

 

Cette fonction d’accompagnement est essentielle.

 

De nombreux projets africains ne sont pas rejetés uniquement faute de capitaux.

 

Ils le sont aussi parce que leurs comptes sont mal présentés, leurs garanties insuffisantes, leurs modèles économiques fragiles ou leurs études techniques incomplètes.

 

Une banque de développement efficace doit donc financer, mais aussi structurer.

 

FINANCER LES SECTEURS QUE LE MARCHÉ DÉLAISSE

 

Les banques commerciales ont naturellement tendance à privilégier les clients présentant les risques les plus faibles.

 

Elles financent plus facilement une grande entreprise disposant d’actifs, d’une comptabilité solide et d’un historique bancaire qu’une jeune entreprise innovante ou une petite exploitation agricole.

 

Cette logique est rationnelle à l’échelle de chaque banque.

 

Mais elle peut devenir inefficace à l’échelle de toute une économie.

 

Lorsqu’aucune institution n’accepte de financer les premières années d’une entreprise, la modernisation d’une exploitation agricole ou une unité de transformation locale, le pays perd des emplois, des recettes fiscales et des capacités productives.

 

Une Banque publique de développement peut corriger une partie de cette défaillance.

 

Elle peut soutenir :

 

— les entreprises qui transforment localement les produits agricoles ;

 

— les unités industrielles réduisant les importations ;

 

— les entreprises exportatrices ;

 

— les infrastructures numériques ;

 

— les projets d’énergie renouvelable ;

 

— les entreprises innovantes ;

 

— les projets créateurs d’emplois durables ;

 

— les investissements améliorant la productivité.

 

Mais elle ne doit pas financer un projet uniquement parce qu’il est présenté comme patriotique, social ou stratégique.

 

Chaque financement doit reposer sur une analyse économique sérieuse.

 

L’utilité publique ne dispense jamais de vérifier la viabilité financière.

 

LES PME SONT AU CŒUR DE LA CRÉATION D’EMPLOIS

 

Dans la plupart des économies africaines, les petites et moyennes entreprises constituent l’essentiel du tissu productif.

 

Elles créent des emplois, fournissent des services de proximité, transforment les produits locaux et assurent une part importante de l’activité économique.

 

Pourtant, elles rencontrent plusieurs obstacles :

 

— taux d’intérêt élevés ;

 

— exigences importantes de garanties ;

 

— durées de crédit trop courtes ;

 

— absence de fonds propres ;

 

— difficultés à financer leurs équipements ;

 

— faiblesse de la comptabilité ;

 

— instabilité fiscale ou réglementaire ;

 

— retards de paiement de la commande publique.

 

Une Banque publique de développement peut agir sur plusieurs de ces difficultés.

 

Elle peut garantir une partie des prêts accordés par les banques commerciales, financer des équipements sur des durées plus longues ou prendre temporairement une participation dans une entreprise présentant un fort potentiel.

 

Elle peut également créer des produits spécifiques destinés :

 

— aux jeunes entrepreneurs ;

 

— aux femmes entrepreneures ;

 

— aux entreprises rurales ;

 

— aux PME exportatrices ;

 

— aux entreprises innovantes ;

 

— aux sociétés engagées dans la transition énergétique.

 

Cependant, l’accès au financement doit rester lié à des critères objectifs.

 

L’aide aux PME ne doit pas devenir une distribution politique de crédits sans remboursement.

 

Une entreprise doit présenter un projet crédible, une gouvernance sérieuse et une capacité raisonnable à créer de la valeur.

 

FINANCER L’INDUSTRIALISATION ET LA TRANSFORMATION LOCALE

 

L’un des principaux défis africains reste la faiblesse de la transformation locale.

 

Le continent exporte encore une grande partie de ses matières premières sous une forme brute ou faiblement transformée.

 

Il importe ensuite des produits finis plus chers.

 

Cette situation limite la création de valeur, les emplois qualifiés et les recettes fiscales.

 

Une Banque publique de développement peut soutenir des projets de transformation dans des secteurs tels que :

 

— le cacao ;

 

— le café ;

 

— la vanille ;

 

— les fruits ;

 

— les céréales ;

 

— le poisson ;

 

— le coton ;

 

— le bois ;

 

— les minerais ;

 

— les matériaux de construction ;

 

— les produits pharmaceutiques ;

 

— les technologies numériques.

 

Mais son intervention doit favoriser l’ensemble de la chaîne de valeur.

 

Financer une usine sans énergie fiable, sans logistique, sans formation professionnelle ou sans accès aux marchés ne suffit pas.

 

La banque doit donc travailler avec les ministères, les collectivités, les chambres de commerce, les universités, les organismes de formation et les partenaires privés.

 

L’industrialisation ne résulte pas d’un crédit isolé.

 

Elle repose sur un écosystème cohérent.

 

LES INFRASTRUCTURES EXIGENT DES FINANCEMENTS LONGS

 

Les infrastructures constituent le socle du développement économique.

 

Sans électricité, routes, ports, télécommunications, eau ou équipements logistiques, les entreprises restent peu compétitives.

 

Mais ces investissements exigent des capitaux importants et des remboursements étalés sur de longues périodes.

 

Les banques commerciales hésitent parfois à financer seules de tels projets.

 

Une Banque publique de développement peut intervenir en complément :

 

— en accordant des prêts de long terme ;

 

— en participant au financement initial ;

 

— en apportant des garanties ;

 

— en mobilisant des partenaires internationaux ;

 

— en préparant les projets ;

 

— en structurant des partenariats public-privé ;

 

— en facilitant l’émission d’obligations.

 

Elle peut aussi sélectionner les projets selon leur capacité à améliorer la productivité et la vie quotidienne.

 

Toutes les infrastructures ne se valent pas.

 

Une centrale électrique, un port efficace, un réseau d’eau ou une route reliant une zone agricole à un marché peuvent produire des effets économiques durables.

 

À l’inverse, certains projets prestigieux peuvent coûter très cher tout en créant peu de valeur.

 

Une banque de développement ne doit pas financer le prestige politique.

 

Elle doit financer la transformation productive.

 

LE CRÉDIT PUBLIC NE DOIT JAMAIS DEVENIR UNE RÉCOMPENSE POLITIQUE

 

Le principal danger d’une Banque publique de développement réside dans sa politisation.

 

Une institution mal gouvernée peut devenir :

 

— une caisse électorale ;

 

— un instrument de favoritisme ;

 

— un financeur d’entreprises proches du pouvoir ;

 

— un moyen de distribuer des crédits sans analyse sérieuse ;

 

— un outil de sauvetage permanent d’entreprises mal gérées ;

 

— un réservoir de postes politiques ;

 

— une source de dettes cachées pour l’État.

 

Lorsque les décisions de crédit sont dictées par les relations politiques plutôt que par la qualité des projets, les défauts de paiement se multiplient.

 

À terme, les contribuables doivent recapitaliser l’institution.

 

Le crédit prétendument destiné au développement devient alors une charge publique supplémentaire.

 

Pour éviter cette dérive, plusieurs protections sont indispensables :

 

— une direction recrutée sur des critères professionnels ;

 

— un conseil d’administration compétent et pluraliste ;

 

— des procédures de crédit écrites ;

 

— une analyse indépendante des projets ;

 

— une traçabilité complète des décisions ;

 

— des comptes certifiés ;

 

— des contrôles juridictionnels et parlementaires ;

 

— une publication régulière des résultats ;

 

— des règles strictes sur les conflits d’intérêts ;

 

— des sanctions en cas d’ingérence ou de faute de gestion.

 

Une Banque publique de développement doit servir une politique économique.

 

Elle ne doit jamais servir un parti, un clan ou une clientèle.

 

PARTAGER LES RISQUES AVEC LES BANQUES COMMERCIALES

 

Une banque publique ne doit pas financer seule tous les projets.

 

Elle peut obtenir de meilleurs résultats en partageant les risques avec les banques commerciales.

 

Plusieurs mécanismes sont possibles :

 

— garanties partielles de prêts ;

 

— cofinancement ;

 

— refinancement ;

 

— fonds communs ;

 

— partage des pertes ;

 

— prêts subordonnés ;

 

— accompagnement technique commun.

 

Ce modèle présente plusieurs avantages.

 

La banque commerciale conserve sa responsabilité dans l’analyse du projet.

 

La banque publique facilite le financement en réduisant une partie du risque ou en allongeant la durée du crédit.

 

L’entreprise bénéficie ainsi d’un financement mieux adapté sans que l’État supporte seul la totalité du risque.

 

Cette complémentarité permet aussi d’éviter une concurrence excessive entre institutions publiques et privées.

 

La Banque publique de développement doit mobiliser le système financier.

 

Elle ne doit pas chercher à le remplacer.

 

UNE BANQUE PUBLIQUE DOIT ELLE-MÊME ÊTRE FINANCIÈREMENT SOLIDE

 

Une banque de développement ne peut pas financer durablement l’économie si elle-même devient insolvable.

 

Elle doit donc protéger son capital, provisionner ses risques et récupérer les sommes prêtées.

 

Le fait qu’elle soit publique ne signifie pas qu’elle puisse ignorer les règles financières.

 

Elle doit respecter :

 

— une gestion prudente des risques ;

 

— une diversification de ses financements ;

 

— des règles de solvabilité ;

 

— une évaluation régulière de son portefeuille ;

 

— une politique rigoureuse de recouvrement ;

 

— des limites d’exposition par secteur et par entreprise ;

 

— une maîtrise des coûts de fonctionnement ;

 

— une gestion professionnelle de sa trésorerie.

 

Elle doit également mesurer son impact.

 

Un prêt ne peut pas être considéré comme réussi uniquement parce qu’il a été décaissé.

 

Il faut vérifier :

 

— les emplois créés ;

 

— les investissements réalisés ;

 

— les remboursements effectués ;

 

— les exportations générées ;

 

— les importations remplacées ;

 

— les recettes fiscales produites ;

 

— l’impact territorial et social ;

 

— la pérennité de l’entreprise financée.

 

Une banque de développement doit être jugée sur les résultats obtenus, pas sur le volume des annonces.

 

DES INSTITUTIONS NATIONALES ET RÉGIONALES

 

Tous les pays africains ne disposent pas des mêmes capacités financières.

 

Certains peuvent créer une Banque publique de développement nationale suffisamment capitalisée.

 

D’autres ont intérêt à s’appuyer davantage sur des institutions régionales.

 

Les banques régionales peuvent financer :

 

— les infrastructures transfrontalières ;

 

— les interconnexions énergétiques ;

 

— les chaînes de valeur communes ;

 

— les corridors logistiques ;

 

— les grands projets industriels ;

 

— les entreprises présentes dans plusieurs pays ;

 

— les programmes régionaux d’innovation.

 

Une articulation claire doit être organisée entre :

 

— les banques nationales de développement ;

 

— les banques régionales ;

 

— les banques commerciales ;

 

— les Caisses des dépôts ;

 

— les fonds souverains ;

 

— les marchés financiers ;

 

— les institutions internationales.

 

Chaque institution doit disposer d’un mandat précis.

 

La multiplication d’organismes aux missions identiques crée des coûts, des rivalités et de la confusion.

 

L’Afrique n’a pas besoin d’une accumulation de structures.

 

Elle a besoin d’un système cohérent de financement du développement.

 

QUELLE BANQUE PUBLIQUE DE DÉVELOPPEMENT POUR LES COMORES ?

 

Pour les Comores, la création d’une Banque publique de développement pourrait répondre à plusieurs besoins :

 

— financement des petites entreprises ;

 

— transformation agricole et halieutique ;

 

— énergie ;

 

— tourisme durable ;

 

— logement ;

 

— infrastructures locales ;

 

— économie numérique ;

 

— projets portés par la diaspora ;

 

— entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

 

Mais une telle institution ne devrait pas être créée uniquement pour afficher une nouvelle ambition publique.

 

Elle devrait d’abord reposer sur une étude précise :

 

— besoins réels de financement ;

 

— taille du marché ;

 

— ressources mobilisables ;

 

— risques de crédit ;

 

— secteurs prioritaires ;

 

— articulation avec les banques existantes ;

 

— gouvernance ;

 

— coûts de fonctionnement ;

 

— capacités professionnelles disponibles.

 

Une solution progressive pourrait être envisagée.

 

Les Comores pourraient commencer par :

 

— un fonds public de garantie ;

 

— une ligne de refinancement ;

 

— un fonds de co-investissement ;

 

— un mécanisme destiné aux PME ;

 

— un partenariat avec des banques régionales ;

 

— une plateforme d’investissement pour la diaspora.

 

Ces instruments pourraient ensuite évoluer vers une Banque publique de développement si les résultats, les ressources et la gouvernance le permettent.

 

Créer trop tôt une grande banque sous-capitalisée serait dangereux.

 

Construire progressivement un instrument crédible serait plus efficace.

 

RECOMMANDATIONS DU CEEC

 

Le Cercle des Économistes et des Experts Comoriens recommande :

 

— d’évaluer précisément les défaillances du financement privé avant de créer une Banque publique de développement ;

 

— de définir des secteurs prioritaires limités et cohérents avec la stratégie économique nationale ;

 

— de garantir l’indépendance professionnelle des décisions de crédit ;

 

— d’interdire tout financement partisan, électoral ou personnel ;

 

— d’organiser une complémentarité étroite avec les banques commerciales ;

 

— de développer des mécanismes de garantie et de cofinancement ;

 

— d’accompagner les PME dans la préparation de leurs dossiers ;

 

— de financer prioritairement les projets créateurs de valeur, d’emplois et d’exportations ;

 

— de soumettre tous les projets à une analyse économique, financière, environnementale et sociale ;

 

— de publier régulièrement les bénéficiaires, les montants engagés et les résultats obtenus ;

 

— de mesurer les taux de remboursement et l’impact économique des financements ;

 

— de mettre en place des contrôles indépendants ;

 

— de renforcer les compétences bancaires, financières et sectorielles ;

 

— de privilégier une montée en puissance progressive ;

 

— d’utiliser les institutions régionales lorsque la taille nationale ne permet pas une diversification suffisante.

 

FINANCER L’AVENIR SANS SACRIFIER LA RIGUEUR

 

Une Banque publique de développement peut devenir un puissant levier de transformation.

 

Elle peut financer les entreprises que le marché délaisse, accompagner l’industrialisation, soutenir les infrastructures et renforcer la souveraineté économique.

 

Mais elle ne peut réussir que si elle associe ambition publique et discipline financière.

 

L’Afrique n’a pas besoin de crédits distribués selon les relations politiques.

 

Elle a besoin d’institutions capables de sélectionner les meilleurs projets, de partager les risques, de protéger les ressources publiques et de produire des résultats mesurables.

 

Une banque publique ne devient pas une banque de développement parce qu’elle appartient à l’État.

 

Elle le devient lorsqu’elle transforme efficacement le capital public en entreprises viables, en infrastructures utiles et en emplois durables.

 

« Une Banque publique de développement ne doit pas financer les proches du pouvoir. Elle doit financer les projets capables de rapprocher tout un pays de son avenir. »

 

— Darchari MIKIDACHE

 

Les pays africains doivent-ils renforcer leurs banques publiques de développement pour financer l’industrie, les PME et les infrastructures ?

 

La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l’auteur et de la source.

 

Par Darchari MIKIDACHE, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

 

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