Lorsqu’un continent exporte ses matières premières sans maîtriser leur transformation, leurs marques et leur distribution, il exporte aussi une partie de ses emplois, de ses compétences et de sa prospérité future.
L’Afrique produit du cacao, du café, du coton, du pétrole, du gaz, des minerais, du bois, du poisson, des fruits, des épices et de nombreuses ressources indispensables à l’économie mondiale.
Pourtant, une grande partie de ces produits quitte encore le continent sous une forme brute ou faiblement transformée.
Ils sont ensuite raffinés, conditionnés, assemblés, commercialisés et vendus ailleurs sous des marques étrangères.
L’Afrique exporte ainsi une matière première à faible valeur ajoutée, puis importe un produit fini beaucoup plus cher.
Elle fournit la ressource.
D’autres captent la technologie, la marque, la distribution, les emplois qualifiés et l’essentiel de la richesse.
Ce modèle n’est pas seulement commercialement défavorable.
Il entretient la dépendance économique, limite l’industrialisation et prive le continent de millions d’emplois potentiels.
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LE VRAI PROBLÈME N’EST PAS CE QUE L’AFRIQUE PRODUIT, MAIS CE QU’ELLE EN FAIT
Produire une matière première constitue une première étape.
Mais la richesse se construit surtout dans les étapes suivantes :
— transformation ;
— raffinage ;
— formulation ;
— fabrication ;
— conditionnement ;
— certification ;
— conception ;
— création de marque ;
— logistique ;
— distribution ;
— services après-vente.
Plus un pays maîtrise ces étapes, plus il conserve de valeur sur son territoire.
À l’inverse, lorsqu’il exporte principalement des produits bruts, il reste dépendant des prix internationaux et dispose d’un faible pouvoir de négociation.
Un producteur de cacao vend une matière agricole.
L’entreprise qui fabrique le chocolat vend un produit transformé, une recette, un emballage, une marque et une expérience de consommation.
Un pays qui exporte du coton vend une fibre.
Celui qui fabrique et commercialise des vêtements vend du design, du travail industriel, du marketing et de la distribution.
La matière première constitue donc le commencement de la chaîne de valeur.
Elle ne doit pas en être la fin.
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L’AFRIQUE NE PART PAS DE ZÉRO
Il serait inexact de prétendre que le continent ne transforme rien.
Des unités agroalimentaires, minières, textiles, pharmaceutiques et industrielles existent déjà dans plusieurs pays.
Des entrepreneurs africains conditionnent le café, transforment les fruits, fabriquent des huiles, produisent des matériaux, développent des cosmétiques et créent des marques locales.
Le problème n’est donc pas l’absence totale de transformation.
Il réside souvent dans l’arrêt après les premières étapes.
Dans de nombreuses filières, la première transformation mobilise moins de technologie et capte une part plus limitée de la valeur que le raffinage, la formulation, la fabrication, la marque et la distribution.
L’Afrique peut sécher, trier, broyer ou conditionner un produit sans pour autant maîtriser les segments les plus rentables de la chaîne.
La véritable ambition doit être de progresser vers les étapes où se concentrent :
— les marges les plus importantes ;
— les compétences les plus avancées ;
— les emplois les mieux rémunérés ;
— les brevets ;
— les marques ;
— les réseaux commerciaux ;
— la relation directe avec le consommateur.
La transformation productive ne consiste donc pas seulement à installer une machine.
Elle consiste à conquérir progressivement la chaîne de valeur.
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EXPORTER BRUT REND LES ÉCONOMIES VULNÉRABLES
Les matières premières sont soumises à de fortes variations de prix.
Lorsque les cours augmentent, les recettes d’exportation progressent.
Les gouvernements dépensent davantage, les entreprises investissent et les prévisions deviennent optimistes.
Puis les prix baissent.
Les recettes diminuent, les déficits augmentent et les projets ralentissent.
Cette dépendance rend les économies vulnérables à des décisions prises loin du continent :
— évolution de la demande mondiale ;
— conflits internationaux ;
— spéculation ;
— ralentissement économique ;
— changement technologique ;
— apparition de produits de substitution ;
— restrictions commerciales.
Un pays qui transforme davantage ses ressources réduit cette vulnérabilité.
Il peut vendre plusieurs produits, viser plusieurs marchés et mieux résister aux fluctuations d’un seul cours international.
La diversification ne consiste donc pas seulement à produire plusieurs matières premières.
Elle consiste aussi à fabriquer plusieurs produits à partir d’une même ressource.
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LA TRANSFORMATION LOCALE CRÉE DES EMPLOIS PLUS DIVERSIFIÉS
L’extraction ou la production primaire ne crée pas toujours suffisamment d’emplois au regard de la population active.
Certaines activités minières ou pétrolières mobilisent beaucoup de capitaux, mais relativement peu de travailleurs.
À l’inverse, une chaîne de transformation complète fait intervenir :
— des techniciens ;
— des ingénieurs ;
— des ouvriers spécialisés ;
— des logisticiens ;
— des commerciaux ;
— des designers ;
— des spécialistes du contrôle qualité ;
— des experts du numérique ;
— des comptables ;
— des juristes ;
— des professionnels du marketing ;
— des chercheurs.
La transformation productive élargit donc la base de l’emploi.
Elle permet aussi de créer des activités indirectes :
— transport ;
— emballage ;
— maintenance ;
— stockage ;
— restauration ;
— assurance ;
— formation ;
— services financiers ;
— commerce.
Une usine isolée produit des biens.
Une filière structurée produit des entreprises, des compétences et des territoires économiques.
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TRANSFORMER LOCALEMENT NE SIGNIFIE PAS TOUT PRODUIRE À N’IMPORTE QUEL PRIX
La transformation locale ne doit pas devenir un slogan.
Tous les projets industriels ne sont pas viables.
Certains pays ne disposent pas encore :
— d’une énergie suffisamment fiable ;
— d’un marché assez large ;
— des volumes nécessaires ;
— des compétences techniques ;
— d’infrastructures logistiques adaptées ;
— de financements de long terme ;
— d’un accès compétitif aux intrants ;
— de normes reconnues internationalement.
Construire une usine sans approvisionnement régulier, sans débouchés et sans maintenance conduit souvent à l’échec.
Une politique industrielle crédible doit donc répondre à plusieurs questions :
— le pays dispose-t-il d’un avantage réel dans cette filière ?
— les volumes de production sont-ils suffisants ?
— le coût de l’énergie permet-il d’être compétitif ?
— les marchés nationaux ou régionaux peuvent-ils absorber la production ?
— les compétences sont-elles disponibles ?
— les entreprises peuvent-elles respecter les normes ?
— la logistique permet-elle d’exporter ?
— la filière peut-elle devenir rentable sans subventions permanentes ?
L’objectif n’est pas de tout fabriquer.
Il est de choisir les segments dans lesquels l’Afrique peut construire un avantage durable.
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L’INDUSTRIALISATION DOIT COMMENCER PAR DES FILIÈRES PRIORITAIRES
Aucun pays ne dispose de moyens illimités.
Une stratégie efficace doit concentrer les ressources sur quelques filières présentant un potentiel élevé.
Les priorités peuvent varier selon les territoires :
— agro-industrie ;
— pêche et transformation halieutique ;
— textile et habillement ;
— matériaux de construction ;
— engrais ;
— produits pharmaceutiques ;
— transformation minière ;
— équipements solaires ;
— numérique ;
— cosmétique ;
— bois transformé ;
— produits culturels et créatifs.
Le choix doit reposer sur des critères objectifs :
— disponibilité locale de la ressource ;
— potentiel de marché ;
— capacité de création d’emplois ;
— réduction possible des importations ;
— perspectives d’exportation ;
— faisabilité technologique ;
— impact territorial ;
— possibilité d’intégration régionale.
Une bonne politique industrielle ne disperse pas l’argent public entre des dizaines de secteurs.
Elle sélectionne, accompagne, évalue et corrige.
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L’ÉNERGIE EST LA PREMIÈRE INFRASTRUCTURE INDUSTRIELLE
Aucune transformation productive ne peut réussir avec une électricité rare, instable ou trop coûteuse.
Les coupures réduisent la production, endommagent les équipements et obligent les entreprises à utiliser des générateurs coûteux.
Cette situation augmente les prix et affaiblit la compétitivité.
Avant d’annoncer des zones industrielles ou de nouvelles usines, les États doivent garantir :
— une énergie disponible ;
— une tarification prévisible ;
— des réseaux fiables ;
— une maintenance régulière ;
— des capacités de production suffisantes ;
— des solutions adaptées aux zones éloignées.
L’énergie ne constitue pas un secteur parmi d’autres.
Elle conditionne tous les autres.
Une politique de transformation productive sans politique énergétique cohérente restera incomplète.
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LES ZONES INDUSTRIELLES DOIVENT PRODUIRE, PAS SEULEMENT ÊTRE INAUGURÉES
Plusieurs pays créent des zones économiques spéciales ou des parcs industriels.
Ces instruments peuvent être utiles lorsqu’ils offrent :
— du foncier sécurisé ;
— de l’électricité ;
— de l’eau ;
— des routes ;
— des services douaniers ;
— une connexion numérique ;
— une logistique efficace ;
— une administration simplifiée ;
— des centres de formation ;
— un accès aux marchés.
Mais une zone industrielle ne devient pas productive parce qu’un panneau a été installé ou qu’une cérémonie d’inauguration a été organisée.
Elle doit attirer des entreprises, créer des emplois, développer des fournisseurs locaux et générer des exportations.
Les avantages fiscaux ne suffisent pas.
Une entreprise investit lorsqu’elle dispose d’un environnement stable, de compétences, d’infrastructures et de débouchés.
Une zone industrielle vide reste une dépense publique.
Une zone intégrée à une véritable chaîne de valeur devient un outil de transformation.
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LES PME LOCALES DOIVENT ENTRER DANS LES CHAÎNES DE VALEUR
La transformation productive ne doit pas être réservée à quelques grandes entreprises étrangères.
Les PME africaines doivent pouvoir devenir :
— fournisseurs ;
— sous-traitants ;
— transformateurs ;
— logisticiens ;
— distributeurs ;
— réparateurs ;
— prestataires numériques ;
— producteurs d’emballages ;
— exportateurs.
Pour cela, elles ont besoin :
— de crédits adaptés ;
— de garanties ;
— de formation ;
— d’accompagnement comptable ;
— d’accès aux marchés publics ;
— de certification ;
— d’information commerciale ;
— de délais de paiement raisonnables.
Les grands projets industriels doivent intégrer des obligations réalistes de contenu local.
Mais ces obligations doivent être accompagnées d’une politique de montée en compétence.
Imposer aux entreprises d’acheter localement ne suffit pas si les fournisseurs nationaux ne peuvent pas respecter les délais, les volumes et les normes.
Le contenu local doit être préparé, financé et évalué.
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LES NORMES ET LA QUALITÉ SONT DES INSTRUMENTS DE SOUVERAINETÉ
Un produit ne conquiert pas un marché uniquement parce qu’il est fabriqué en Afrique.
Il doit être fiable, compétitif et conforme aux normes.
La qualité concerne :
— la sécurité sanitaire ;
— la traçabilité ;
— la composition ;
— la résistance ;
— l’emballage ;
— l’étiquetage ;
— les délais de livraison ;
— la régularité des volumes ;
— le service au client.
Les États doivent investir dans :
— les laboratoires ;
— la métrologie ;
— les organismes de certification ;
— le contrôle qualité ;
— la formation technique ;
— la protection des marques ;
— la normalisation régionale.
Les normes ne doivent pas être perçues uniquement comme des contraintes imposées par l’étranger.
Elles peuvent devenir des outils permettant aux producteurs africains d’accéder à de nouveaux marchés.
La souveraineté productive passe aussi par la maîtrise de la qualité.
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L’AFRIQUE DOIT CRÉER SES PROPRES MARQUES
La transformation physique d’un produit ne suffit pas toujours à capter une part importante de la valeur.
Une entreprise peut fabriquer pour le compte d’une marque étrangère tout en conservant une marge limitée.
La marque permet de construire :
— une identité ;
— une réputation ;
— une relation avec le consommateur ;
— une capacité à fixer les prix ;
— une fidélité commerciale ;
— un patrimoine immatériel.
L’Afrique doit donc développer des marques capables de vendre directement sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.
Cela exige :
— du design ;
— du marketing ;
— une compréhension des consommateurs ;
— une distribution efficace ;
— une présence numérique ;
— une protection juridique ;
— une qualité constante.
Le dernier kilomètre de la transformation productive est commercial.
Un continent qui fabrique sans contrôler la marque et la distribution laisse encore une partie importante de la richesse à d’autres.
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LA ZLECAf PEUT CHANGER L’ÉCHELLE DE LA TRANSFORMATION
De nombreux marchés nationaux africains sont trop petits pour soutenir seuls certaines industries.
L’intégration régionale peut offrir des débouchés plus vastes.
Une entreprise peut produire dans un pays, acheter des intrants dans un autre et vendre sur plusieurs marchés africains.
Mais cette ambition exige :
— des règles d’origine claires ;
— des paiements régionaux ;
— des corridors logistiques ;
— des procédures douanières rapides ;
— des normes harmonisées ;
— une meilleure circulation des capitaux ;
— une réduction des barrières non tarifaires.
L’Afrique ne doit pas créer cinquante-quatre industries isolées fabriquant les mêmes produits à petite échelle.
Elle doit construire des chaînes de valeur régionales complémentaires.
Certains pays peuvent produire la matière première.
D’autres peuvent assurer la transformation, l’emballage, la logistique ou la distribution.
L’intégration économique doit devenir productive, pas seulement commerciale.
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LE RÔLE DE L’ÉTAT : ORIENTER, SÉCURISER ET ÉVALUER
L’État ne doit pas nécessairement posséder toutes les usines.
Mais il doit créer les conditions permettant aux entreprises de produire.
Son rôle consiste notamment à :
— définir les priorités ;
— sécuriser le foncier ;
— investir dans les infrastructures ;
— former les compétences ;
— faciliter le financement ;
— protéger la concurrence ;
— négocier les accords commerciaux ;
— soutenir l’innovation ;
— garantir la qualité ;
— évaluer les politiques publiques.
L’État peut intervenir temporairement dans certaines filières stratégiques.
Mais il doit éviter de maintenir indéfiniment des entreprises inefficaces uniquement pour préserver des intérêts politiques.
L’accompagnement public doit être conditionné à des résultats :
— investissements réalisés ;
— emplois créés ;
— production effective ;
— exportations ;
— amélioration de la productivité ;
— montée en compétence ;
— remboursements effectués.
Une politique industrielle sans évaluation devient rapidement une politique de subventions.
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QUELLES PRIORITÉS POUR LES COMORES ?
Les Comores ne peuvent pas reproduire le modèle industriel d’un grand pays continental.
La petite taille du marché, l’insularité, le coût de l’énergie et les contraintes logistiques imposent une stratégie sélective.
Le pays doit privilégier des filières compatibles avec ses ressources et son positionnement régional :
— vanille ;
— girofle ;
— ylang-ylang ;
— fruits tropicaux ;
— produits de la pêche ;
— cosmétique naturelle ;
— huiles essentielles ;
— transformation alimentaire ;
— économie numérique ;
— tourisme durable ;
— artisanat à forte identité ;
— services destinés à la diaspora.
L’objectif ne doit pas être de produire massivement des biens standardisés face à des concurrents disposant d’économies d’échelle considérables.
Les Comores doivent viser :
— la qualité ;
— la différenciation ;
— la certification ;
— la transformation ciblée ;
— les marchés de niche ;
— la marque ;
— la vente directe ;
— la diaspora ;
— le positionnement haut de gamme lorsque celui-ci est justifié.
Pour une petite économie, la valeur ajoutée par unité produite est souvent plus importante que le volume.
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RECOMMANDATIONS DU CEEC
Le Cercle des Économistes et des Experts Comoriens recommande :
— d’établir une cartographie des principales chaînes de valeur africaines ;
— d’identifier les étapes où la plus grande part de la valeur est captée ;
— de sélectionner quelques filières prioritaires dans chaque pays ;
— de conditionner les soutiens publics à des résultats mesurables ;
— d’améliorer l’accès à une énergie fiable et compétitive ;
— de développer des zones industrielles réellement équipées ;
— de renforcer les laboratoires, les normes et la certification ;
— d’accompagner les PME dans leur intégration aux chaînes de valeur ;
— de promouvoir les contenus locaux avec des objectifs réalistes ;
— de financer la transformation par les banques publiques de développement et les investisseurs privés ;
— de soutenir la création de marques africaines ;
— de protéger la propriété intellectuelle ;
— de développer la formation professionnelle selon les besoins des filières ;
— d’utiliser la commande publique pour stimuler certaines productions locales ;
— d’organiser des chaînes de valeur régionales dans le cadre de la ZLECAf ;
— d’évaluer régulièrement les coûts et les résultats des politiques industrielles.
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L’AFRIQUE DOIT CESSER DE QUITTER LA CHAÎNE DE VALEUR TROP TÔT
Le continent ne deviendra pas prospère uniquement en extrayant davantage de ressources.
Il doit progresser vers les étapes où se concentrent la technologie, les compétences, les marges, les marques et les emplois qualifiés.
L’Afrique ne doit pas simplement vendre ce que la nature lui a donné.
Elle doit transformer, fabriquer, certifier, concevoir, commercialiser et distribuer.
La transformation productive ne consiste pas à construire quelques usines pour produire des statistiques.
Elle consiste à bâtir des filières capables de créer durablement de la valeur.
« Lorsqu’un continent exporte ses matières premières et importe les produits finis, il exporte aussi une partie de ses emplois, de ses compétences et de sa prospérité future. »
— Darchari MIKIDACHE
L’Afrique peut-elle réellement devenir une puissance économique sans maîtriser davantage la transformation, les marques et la distribution de ses propres ressources ?
La diffusion des idées fait progresser les peuples. Reproduction et partage autorisés avec mention intégrale de l’auteur et de la source.
Par Darchari MIKIDACHE, Président du think-tank Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)
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